Mon (épique) aventure pour obtenir un PVT pour le Canada

13:09

Samedi 1er Mars, 16h06, NSM 6956
Samedi 1er Mars, 23h11 AR (accusé de réception de ma candidature)
Lundi 3 Mars, 16h38 accusé de réception de mon payement et documents
Dimanche 9 Mars, 15h25 Lettre d'introduction au Point d'entrée
Lundi 24 Mars, 12h aller simple direction Montréal


Tous ces chiffres sans queue ni tête, qui en apparence n'ont aucune signification. Les apparences sont bien trompeuses, car cet enchaînement de chiffres et de lettres a une grande signification pour moi, c'est ce qui m'a permis d'obtenir un PVT, un visa pour le Canada!

Depuis le temps que je l'attendais, depuis le temps que je l'espérais! Nous y voilà, nous y sommes, je pars dans quelques jours avec un aller sans retour direction Montréal.

Cette idée a commencé à germer dans ma petite tête pendant l'été 2012, été pendant lequel j'ai passé 27 jours au Québec, à visiter. Je suis rentrée en France en me disant que j'y remettrais les pieds dans ce pays, pour sûr. Et puis grand tournant de ma vie en Septembre 2012, un plan de vie se décide, je pars faire mon stage de fin d'études en Australie de Janvier à Juillet 2013, puis direction le Canada en Septembre 2013 pour une installation (plus ou moins - mais plutôt plus que moins) définitive.


Dès les premiers mois en Australie, j'ai commencé à me renseigner sur le pays de caribous et à voir comment il était possible de s'y installer. En me perdant dans les différents permis et visas, j'ai déniché le PVT (Permis Vacances Travail), qui me permettait de passer un an sur le territoire, soit pour visiter, soit pour travailler (comme son nom l'indique)! Parfait pour mon projet! Ça me laisse le temps de m'occuper des formalités de résidence permanente ou de permis de travail une fois sur place...

C'était sans compter les péripéties que le PVT nous a réservé! Une première date d'ouverture initialement prévue en novembre, qui s'est avérée tomber début février, le 1er. Un nombre incalculable de personnes (enfin si, 41000 personnes!) voulant obtenir ce précieux sésame. Le serveur de l'ambassade qui ne tient pas le coup, et un échec en bon et due forme pour ma part. Une heure et demi à actualiser cette fichue page, et à prier pour que quelque chose se passe. Malgré tout j'étais en bonne compagnie ce jour là, et nous sommes même arrivées à en rigoler. En mode sitting dans le couloir, pour être plus proches de la livebox (oui je sais ça ne sert pas à grand chose, c'était psychologique!), la musique un peu trop fort, à chanter et à s'énerver! La Loose avec Luce. Premier échec, première désillusion.

Bien. J'essaie de me réconforter en me disant qu'il me reste 2 autres chances. Ayant une bonne étoile au dessus de ma tête, j'essaie d'y croire (encore un peu).


15 février, seconde tranche. Bim, le week-end ou j'étais sensée partir à Amsterdam! Étant une grande stressée, et ayant l'impression de jouer ma vie, je suis restée à Lyon pour mettre toutes les chances de mon côté. Et là, nouvel échec. Une seconde fois, je n'avais rien réussi à faire!

Désillusion totale, défaite vraiment dure à encaisser. Se rendre compte qu'il ne reste plus qu'une seule chance, et que je ne suis même pas sûre de l'obtenir. J'ai commencé à retourner le problème mille fois dans ma tête, à avoir des insomnies et des courtes nuits. Je me suis lancée dans des dossiers d'inscription pour la fac, en me disant qu'au moins, j'aurai un plan B.

1er Mars, troisième tranche. Chez ma grand-mère pour avoir une meilleure connexion internet, assise par terre à côté de la fenêtre, (complètement) désabusée. Je n'y croyais plus, mais vraiment plus du tout! Malgré cela, je tentais le tout pour le tout, je n'avais plus rien à perdre!

15h45, connectée au site de l'ambassade, avec l'horloge parlante (qui est mega stressante dans des moments comme ça) en route, le stress commence un peu à grimper...
16h00, j'actualise, je clique sur le bouton Permis Vacances Travail, j'enregistre, je clique sur soumettre ma demande, et là, la dernière page apparaît (je n'étais jamais allée aussi loin dans le processus de la demande!!), je coche les 4 déclarations et je clique sur soumettre ma demande. En attendant que la page charge, les secondes les plus longues de toute ma vie. Derrière mon ordinateur en train de m'énerver et de prier pour que la page suivante apparaisse! Et là, bim, elle apparaît! J'ai réussi! Numéro de suivi mondial 6956, des larmes de joie et de soulagement! Qui n'ont pas durées très longtemps. Je me suis vite rendue compte que beaucoup de personnes avaient réussi à soumettre leur demande, et qu'il y allait y avoir une liste d'attente. Et si j'étais sur la liste d'attente? J'avais envie d'y croire à cette réussite, mais je ne voulais pas m'emballer...

Entre 16h06 et 23h11, j'ai tourné en rond, j'actualisais mes mails toutes les 2 secondes et demi. J'ai essayé de lire, de regarder un film, rien à faire, je n'arrivais pas à poser mon esprit 2 minutes. J'allais recevoir un mail, dans les prochaines 48 heures me disant si j'étais sur liste d'attente ou si une place m'étais réservée. Aux alentours de 22h, après avoir checké Twitter et le hashtag #EICFRANCE pour la 3 millième fois, je me suis rendue compte que les accusés de réception commençaient à arriver. Ça a commencé par les numéros aux alentours de 6300, et ces gens la n'étaient pas sur liste d'attente. Puis au fur et à mesure que les minutes passaient, les numéros augmentaient, 6600, 6700, 6800, toujours pas sur liste d'attente.

Et la, 23h11, assise sur le canapé en train de déverser mon stress sur ma maman et sur mon chat, un mail de l'ambassade s'affiche dans ma boîte mail! Je clique, et découvre avec plein d'émotions que je ne suis pas sur liste d'attente! Soulagement et (vraies) larmes de joie! Certes à ce moment là, tout n'est pas joué, mais le plus gros est fait, j'ai une place pour le visa que je convoite depuis de nombreux mois! 
S'en sont suivies quelques autres formalités jusqu'au Dimanche 9 Mars, jour où j'ai reçu le fameux mail me disant que c'était bon, que je pouvais partir. 
Alors, voilà nous y sommes, le billet d'avion est booké, je décolle de Paris le Lundi 24 Mars, un aller sans retour direction Montréal. Je ne réalise pas (encore) trop trop. Je croule sous les papiers, les cartons et le rangement. Mais je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse. 
Finalement, ça valait le coup tout ce stress, toutes cette attente, toutes ces nuits d'insomnie, toutes ces siestes avortées de peur que le visa tombe dans l'après-midi, tous ces cauchemars où je loupais l'ouverture des visas...


Pour la petite anecdote, en préparant ce visa, je me suis rendue compte que j'avais la résidence permanente canadienne lorsque j'avais 6 mois! Suite à un hasard de circonstances, mes parents ne sont pas partis vivre la bas! Dommage, ça m'aurait peut être évité bien du stress.

Les photos datent de mon voyage au Canada lors de l'été 2012.

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2 commentaires

  1. Quelle aventure ! Mais le résultat est là et c'est super !
    J'avais une collègue qui elle aussi est passée par là mais elle a encore plus galéré car elle partait avec son conjoins donc double demande.

    Grâce à cet article je découvre ton joli blog. Je me suis abonnée sur HelloCoton pour le suivre de plus près.

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    1. Merci pour tes gentils mots Béné :)
      Je découvre aussi ton blog, et je suis émerveillée devant tes belles photos japonaises

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