Voyage en Gaspésie : le parc de l’île Bonaventure-et-du-Rocher-Percé

06:00

Après avoir fait le tour de la Gaspésie en arrivant du Nouveau Brunswick, nous voici arrivés à Percé, mondialement connu pour son rocher percé. 

Nous prenons possession de notre emplacement de camping, face à l’île Bonaventure et au Rocher Percé, tout en haut des falaises en amont de la ville de Percé. Une fois la tente installée, nous profitons de la merveilleuse vue panoramique qui s’offre sous nos yeux. C’est décidé, le lendemain, nous embarquons dans un bateau direction le parc de l’île Bonaventure-et-du-Rocher-Percé pour aller découvrir ces deux merveilles. 


Le lendemain, le soleil n’est pas de la partie, mais au moins il ne pleut pas. Nous embarquons à bord d’un petit bateau direction le parc de de l’île Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. Mais avant de nous débarquer sur l’île, nous allons faire le tour du Rocher Percé. Le Rocher Percé est un symbole de la Gaspésie. Il s’agit d’un îlot de roches dont un a un trou au milieu (d’où le nom Rocher Percé). Dépendamment de comment on le regarde, on pourrait voir un cheval en train de boire dans l’eau. Le Rocher est accessible à marée basse à partir de la terre, mais ce n’est pas vraiment conseillé car les parois du Rocher s’effritent et tombent. 


Le bateau prend ensuite la direction de l’île Bonaventure. Nous faisons le tour de l’île, l’océan est pas mal agité. L’île est connue pour ses nombreux oiseaux qui y habitent et qui migrent à cet endroit. En faisant le tour de l'île, nous remarquons que tous les interstices de la paroi sont occupés par des oiseaux. Parmi eux, les fous de Bassan sont les plus connus. La plus grande colonie de fous de Bassan au monde, il y en a environ 200 000 qui, à chaque année, reviennent pour pondre leurs oeufs, les couver et attendre que leurs petits grandissent. Nous pouvons les apercevoir en faisait le tour de l’île en gâteau, mais la vue est bien plus impressionnante une fois sur l’île. 


L’île est maintenant un parc de la SEPAQ (Société des établissements de plein air du Québec), plus personne n’y habite. En débarquant sur l’île, nous apprenons que les derniers habitants sont partis en 1971 lorsque le Québec fait l’acquisition de l’île pour créer, en 1985, le parc national qu’on connait aujourd’hui. 


J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de ces gens qui habitaient sur l’île. C’est à partir de la fin du 18ème siècle que l’île commence à être habitée à l’année. Il s’agit de marchands de morues de Jersey (Royaume-Uni) qui viennent y installer leur commerce. Des familles de l’Irlande et des îles anglo-normandes s’établissent tout autour d’eux. Au début du 20ème siècle, l’industrie de la pêche est en déclin. Les insulaires trouvent donc d’autres sources de revenus. Le tourisme se fait de plus en plus important dans cette région : en effet, la construction du chemin de fer et l’ouverture de la route permettent à de nombreux photographes, artistes, naturalistes et autres curieux de venir s’y installer ou visiter. Plus les années avancent, plus l’isolement se fait sentir sur l’île. À partir de 1962, l’île est désertée pendant l’hiver. À partir de ce moment-là, elle devient un lieu de résidence estivale jusqu’en 1971. 

Nous décidons de faire le grand tour de l’île à pied (Le chemin du Roy) qui fait une petite dizaine de kilomètres. Au fil de nos pas, nous découvrons d’anciennes maisons d’habitants de l’île. Certaines bien en ruines, d’autres qui tiennent encore très bien debout et qu’on peut visiter. Les anecdotes sur les insulaires sont assez saugrenues. Il y avait une chapelle et un cimetière sur l’île. Et sur le site de la première chapelle de l’île, nous apprenons qu’un prêtre venait une fois par an. Mais s’il ne faisait pas beau et que la traversée en bateau s’avérait périlleuse, le missionnaire itinérant reportait son passage à l’année d’après. C’est de cette façon qu’il se retrouvait à baptiser des enfants d’âges divers, à bénir des mariages après des mois de vie commune et à donner les derniers sacrements à des gens en terre depuis longtemps. 

En arrivant de l’autre côté de l’île, nous arrivons sur le terrain de nidification des fous de Bassan. C’est vraiment vraiment impressionnant de voir ces 200 000 et quelques oiseaux tous au même endroit. L’odeur est assez prenante et le bruit incessant. 


Les fous de Bassan arrivent au mois d’avril sur l’île. Étant des oiseaux très territoriaux, ils reviennent toujours sur la même île, toujours dans le même nid. Une fois sur place s’enchainent, reproduction, la ponte de l’oeuf, les 6 semaines de couvaison, puis 3 mois plus tard l’oisillon quittera le nid. Nous approchons les fous à quelques mètres, sans qu’ils ne soient dérangés par notre présence. 


Nous restons un long moment à observer les différents comportements des fous. C’est hypnotisant. Puis nous reprenons notre chemin pour ne pas manquer le dernier bateau qui nous ramène sur la terre ferme. 

La ville de Percé 

Informations sur le parc : site web de la SEPAQ

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